dimanche, juin 26, 2022

Les 7 meilleurs livres des philosophes allemands

Découvrez notre sélection des meilleurs livres de philosophes allemands à lire ou à offrir !

1. Critique de la raison pratique – Emmanuel Kant

Résumé du livre :

La loi morale est sainte (inviolable). L’homme est sans doute très éloigné de la sainteté, mais il faut que l’humanité dans sa personne soit sainte pour lui. Dans la création tout entière, tout ce que l’on veut, et ce sur quoi on a quelque pouvoir, peut aussi être employé simplement comme moyen ; l’homme seul, et avec lui toute créature raisonnable, est fin en soi-même.

Il est, en effet, grâce à l’autonomie de sa liberté, le sujet de la loi morale, laquelle est sainte. C’est précisément en raison de cette liberté que toute volonté, même la volonté propre à chaque personne et dirigée sur elle-même, est bornée par la condition de l’accord avec l’autonomie de l’être raisonnable, à savoir de ne le soumettre à aucune intention qui ne serait pas possible suivant une loi pouvant trouver sa source dans le sujet même qui pâtit, et donc de ne l’utiliser jamais simplement comme moyen, mais en même temps en lui-même comme une fin.

Cette condition, à bon droit, s’impose, pour nous, même à la volonté divine relativement aux êtres raisonnables dans le monde, en tant qu’il s’agit de ses créatures, parce qu’elle repose sur la personnalité de ceux-ci, par laquelle seule ils sont des fins en soi.

2. Ainsi parlait Zarathoustra – Friedrich Nietzsche

Résumé du livre :

  • Ainsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l’Occident. « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l’homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n’est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C’est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. »
  • La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d’instincts qui s’opposent puissamment mais qu’il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.
    La ferveur de sa poésie, sa vigoureuse drôlerie ont donné à Nietzsche une célébrité universelle. Nos contemporains n’ont le choix qu’entre lui et Marx.

3. L’Art d’avoir toujours raison – Arthur Schopenhauer

Résumé du livre :

Devant un tribunal, on ne débat qu’avec des autorités, celles de la loi, dont le jugement consiste à trouver quelle loi ou quelle autorité s’applique à l’affaire dont il est question. Il y a pourtant tout à fait place à user de la dialectique, car si l’affaire et la loi ne s’ajustent pas complètement, on peut les tordre jusqu’à ce qu’elles le paraissent, et vice versa.

4. Nouveaux Essais sur l’entendement humain – Leibniz

Résumé du livre :

Le dialogue imaginaire de Théophile et Philathèle dans les Nouveaux Essais sur l’entendement humain (1765) est le substitut d’un dialogue qui n’eut jamais lieu : celui de Leibniz avec Locke. Dans cette oeuvre publiée à titre posthume, le philosophe de la monade fait entendre les voix alternées de l’empirisme et du rationalisme. La question fondamentale que se pose Locke est celle des pouvoirs de la connaissance : la sagesse de l’homme est de ne pas chercher à se connaître comme Dieu le connaît, et de s’en tenir à ce qui lui est donné, sur le mode unique de la constatation.

Leibniz, lui, croit à une connaissance de l’âme puisée à d’autres sources que l’expérience. Selon lui, les idées de Locke sont le fruit de l’inutile mutilation que l’esprit s’inflige à lui-même lorsqu’il fait de ce qui apparaît la norme de ce qui est. Réintégrer ce savoir mutilé dans un savoir total, restituer aux propriétés que l’observation découvre leur enracinement intelligible : telle est l’ambition de Leibniz dans cette oeuvre capitale sur la question de la connaissance humaine.

5. La Philosophie de l’histoire – G.W.F. Hegel

Résumé du livre :

« L’histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté » : cette leçon magistrale, quintessence de La Philosophie de l’Histoire – le livre le plus lu, peut-être aussi le plus discuté de Hegel – sous-tend toute son oeuvre.

Hegel donnait régulièrement des cours sur la philosophie de l’histoire, mais ne publia pas ses manuscrits lui-même. La nouvelle traduction française présentée ici tranche avec les anciennes éditions de l’ouvrage, qui dépendaient de compilations de notes d’origines diverses, faites après la mort de Hegel. Elle a été établie en tenant compte des recherches éditoriales les plus récentes et se fonde sur des manuscrits de Hegel et sur la copie de l’un de ses cours.

Dans un Dossier complémentaire figurent également des extraits d’autres travaux de Hegel sur l’histoire, ainsi qu’un choix de textes rédigés par plusieurs auteurs, contemporains de Hegel mais aussi postérieurs à lui, héritiers ou au contraire adversaires.

Cet ensemble fait de ce volume un exceptionnel instrument de travail sur la philosophie de l’histoire, discipline qui suscite aujourd’hui un net regain d’intérêt, à la mesure de nos questionnements sur l’histoire et sur la politique.

Cette nouvelle traduction intégrale en français des cours de Hegel par des spécialistes internationalement reconnus, constitue un événement éditorial susceptible d’intéresser bien au-delà du public des spécialistes.

Ce volume, qui s’organise ainsi :
L’Introduction dans ses trois versions (1822, texte revu en 1828 ; version de 1831 ; version de 1822/23) – Le monde oriental – La Chine – L’Inde – La Perse – L’Egypte – Le monde grec – Le monde romain – Le monde germanique.

L’édition a été préparée sous la direction de Myriam Bienenstock, spécialiste de Hegel professeur à l’Université de Tours. Les co-traducteurs sont Christophe Bouton, Jean-Michel Buée, Gilles Marmasse, Norbert Waszek et David Wittmann.

6. Condition de l’homme moderne – Hannah Arendt

Résumé du livre :

Comment l’humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l’homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l’oubli par l’homme moderne d’un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu’il n’a plus envisagé les choses qu’au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé.

Indifférent aux autres, l’homme moderne ne forme plus avec eux qu’une foule d’individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une « revalorisation de l’action », nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d’autrui, permettra à l’homme moderne d’échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.

Cette réédition est accompagnée de l’importante préface originale de Paul Ricoeur qui reste une des meilleures introductions à la pensée d’Arendt. Dans son avant-propos inédit, Laure Adler montre comment le texte d’Arendt fut et reste visionnaire dans l’éclairage qu’il jette sur les urgences d’aujourd’hui.

Avant-propos de Laure Adler. Préface de Paul Ricœur.

Traduit de l’anglais par Georges Fradier.

7. Être et Temps – Martin Heidegger

Résumé du livre :

L’essence de l’homme se détermine à partir de la vérité de l’être, laquelle se déploie en son essence du fait de l’être lui-même. Ce que tente de faire le traité intitulé Être et Temps, c’est de partir de la vérité de l’être – et non plus de la vérité de l’étant – pour déterminer l’essence de l’homme en ne la demandant à rien d’autre qu’à sa relation à l’être et pour concevoir en son tréfonds l’essence de l’homme, elle-même désignée comme Da-sein au sens clairement fixé à ce terme.

En dépit du fait qu’un concept plus original de la vérité ait été simultanément développé, parce qu’il était devenu intrinsèquement nécessaire, et depuis maintenant treize ans que le livre est paru, il n’y a pas eu la moindre trace qu’un minimum d’entente se soit produit à l’égard de cette mise en question. Si elle est restée sans écho, il y a à cela deux raisons.

D’une part l’habitude d’ores et déjà invétérée, et qui tend même à s’implanter définitivement, à penser de la manière moderne – l’homme est pensé comme sujet ; toute réflexion sur l’homme est entendue comme anthropologie. Mais, d’autre part, l’incompréhension tient à la tentative elle-même qui pourrait bien tirer de l’histoire sa sève et sa vigueur sans rien en elle de « fabriqué », qui provient de ce qui a prévalu jusqu’ici mais lutte pour s’en extraire et par là renvoie nécessairement et constamment à cette tradition et l’appelle même à l’aide (cf. ce que le livre sur Kant entend par « métaphysique du Dasein ») pour dire tout autre chose.

Mais surtout ce chemin s’interrompt à un endroit décisif. Interruption qui s’explique du fait que, malgré tout, la tentative faite dans cette voie court, contre sa volonté, le danger de n’aboutir qu’à renforcer encore la subjectivité et à empêcher pour ainsi dire elle-même le dépassement du point de non-retour ou plus exactement : la présentation où elle atteindrait ce à quoi elle tend par définition.

Toute orientation vers l' »objectivisme » ou le « réalisme » demeure du « subjectivisme » ; la question de l’être prend place ailleurs que dans la relation sujet-objet.

Quels sont les philosophes allemands les plus célèbres ?

Les principales figures de la philosophie du XXe siècle sont certainement l’école de Francfort, dont les membres ont été priés d’émigrer d’Allemagne parce qu’ils étaient juifs et avaient une vision socialiste du monde, et la « philosophie du langage ordinaire », qui trouve son origine à Oxford plutôt qu’en Allemagne. En termes de phénoménologie littéraire, Nietzsche est probablement plus célèbre que Husserl ou Heidegger, bien que Husserl soit originaire de Moravie (ainsi que Karl Kraus).

Une mention honorifique revient à Schopenhauer, qui est très populaire parmi les non-philosophes, mais qui n’est pas nécessairement lu par de nombreux philosophes professionnels.

Il y a d’autres philosophes allemands reconnus comme Hegel, Dilthey et les existentialistes (Kierkegaard et Nietzsche étaient tous deux allemands).

 
ludovic, auteur de l'articleÉcrit par Ludovic
Après des études littéraires, j’ai travaillé dans plusieurs libraires avec une forte appétence pour les sciences humaines. Durant mon temps libre, je suis un grand fan de sport et triathlète en pleine progression !

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